Londres du 14 au 17 janvier 2009. Certes, l'année dernière ce fut un choc, imaginez des dizaines de milliers de visiteurs, des centaines d'exposants autour d'une seule passion: comment les nouvelles technologies viennent au service de la communauté éducative? On s'habituerai presque à cette extraordinaire énergie et cette seconde visite devient naturelle. Si l'effet de surprise est moindre, est visible l'énergie d'une foule immense d'enseignants, d'industriels, de chercheurs qui développent les outils et services utilisés aujourd'hui et demain pour toutes les disciplines par nos chères têtes blondes et brunes.
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Sujet de satisfaction, ce n'est probablement pas l'effondrement de la livre qui explique la forte mobilisation de la France lors de cette édition, nos entreprises sont là car elles savent qu'elles doivent être dans cet espace qui concentre l'innovation dans les nouveaux services éducatifs. C'est une approche mondiale et le dynamisme de nos PME est de bonne augure, la pérennité de nos solutions est certainement liée à nos capacités à gagner des marchés à l'étranger.
Le Bett est la plus forte concentration au m² de Tableau blanc interactif (TBI), il est par évidence devenu une banalité, un outil du simple quotidien. Normal dans un pays qui a équipé 70% des classes de TBI et qui vise les 100%... (vous avez bien lu, des classes).
Par contre ce qui est nouveau, c'est l'arrivée massive des Notebook ou encore Netbook, vous savez ces portables ultra-légers et pourtant bêtes de communication. Visiblement la tendance est lourde et enseignants comme écoliers semblent les adopter pour remplacer les bouquins. Avoir dans son cartable un objet économique qui nous permet de communiquer avec le monde, quasi magique !! (c'est une réalité compte tenu de la densité des spots Wifi).
La devise n'est-elle pas: anytime, anywhere learning.
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Mais l'innovation n'est pas que technologique, Microsoft n'a-t-il pas une de ses conférences dédiée à l'architecture... des bâtiments scolaires. Flexibilité des locaux, nouveaux mobiliers il faut assurer une meilleure fluidité et favoriser le travail en groupes. Les Espaces numériques de travail, prolongation numérique des établissements physiques, en virtualisant les contenus de cours et les mettant à disposition là où on en a besoin font bouger les lignes. Il est de plus en plus difficile de comprendre pourquoi il faudrait continuer à s'entasser dans un amphi.
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Enfin une petite remarque sur un débat très français, l'open-source. Le logiciel libre est très peu présent dans ce temple des technologies au service de l'éducation. Il me semble même régresser par rapport à l'année dernière. Nos amis québéquois de De Marque n'étaient pas là et le stand de Moodle faisait peut-être dans les 4 m², certes avec des gens très sympatiques. Il est sûr que ce salon, dominé par les anglo-saxons est à leur image, très pragmatique.
Ce salon est particulier pour un français car c'est aussi un lieu commercial, les chefs d'établisements scolaires britaniques sont responsables des choix et ce sont eux les décideurs. Ils viennent faire leur marché et c'est aussi pour cela que nos entreprises doivent être présentes. Mais le sentiment général qui prédomine est l'extraordinaire enthousiasme et cette capacité de se projeter dans le futur. Avec une volonté, que ce soit partagé par tous et particulièrement pour diminuer les effets du handicap.
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