Daniel Rigault, président du Coter club, a ouvert le 8 juin 2010 le 21ème congrès à La Baule devant 300 directeurs informatiques et personnalités des collectivités territoriales.
Longévité extraordinaire pour cette association résultat d'une alchimie savante dont les ingrédients semblent être pragmatisme, veille technologique, convivialité et humanisme.
Cette année place à l'éthique des TIC où il sera question d'administration électronique, d'identité numérique, de développement durable, de green IT et de Cloud computing. Guy Schmitt rappelant une définition donnée par Théo Klein de l'éthique: L'éthique est une création permanente, un équilibre toujours près à se rompre, un tremblement qui nous invite à tout instant à l'inquiétude du questionnement et à la recherche de la bonne réponse.
Animateur du premier atelier sur l'administration électronique, Guy proposa une démarche générique: et si le point de départ était le besoin du citoyen! Evidence? Pourtant votre serviteur n'est pas loin de penser que le citoyen, l'administré, le client... -appelez-le comme vous voulez- est un peu oublié dans la démarche au profit d'une conception auto-centrée sur l'organisation administrative.
Heureusement Pascale Luciani-Boyer -maire adjointe à Saint Maur les Fossés-, Catherine Chaumont -consultante- et Thierry Le Vaguerese -Ville de Lyon- ont montré des démarches novatrices convergeantes vers une réelle prise en compte des attentes des personnes.
Les politiques de e-inclusion, une contrainte de plus?
Intervenant lors de ce congrès sur les politiques d'inclusion numérique, j'ai martelé mon credo: l'exclusion numérique est multi-factorielle, mais elle est avant tout d'ordre culturel. La progression vers l'économie de l'immatériel étant un processus irréversible, faciliter l'acquisition d'une culture numérique devient un enjeu de société. Nous devons promouvoir des politiques sociales et culturelles qui facilitent les apprentissages et l'accès aux ressources des réseaux.
La difficulté de la réponse est justement dans le fait qu'il n'y en a pas une mais des réponses, un faisceau d'actions à mettre en place. Pourtant cette difficulté devient une force à partir du moment où on l'intègre dans une stratégie qui nous donne lisibilité et cohérence.
L'important n'est pas la technologie mais ce que nous en faisons.
L'intervention: Téléchargement CR_interventionDROZ_Coter2010
L'approche de la République et du Canton de Genève:
Jean-René Eudes -directeur du programme administration en ligne- et Vincenzo Fasciani ont ensuite présenté leur démarche sous le titre Une République Numérique pour tous.
Loin des clichés ils nous ont explicité leur démarche pragmatique pour réduire les inégalités, augmenter la cohésion sociale. Soutenir financièrement sous forme de chèque-service permettant de promouvoir l'accès à Internet et de fréquenter les Espaces publics numériques, favoriser la création de centres d'apprentissages communautaires, rendre les sites accessibles aux handicapés, travailler de concert avec le tissus associatif...
Mais leur conclusion est une véritable leçon: au-delà de la réussite de mille et un projets de e-inclusion spécifiques, l'approche globale est une forme innovante de coopération en terme de partenariats qui associe les villes, les collectivités, le secteur privé dans son ensemble et la société civile toute entière.
Leur intervention: Téléchargement Geneve_congresCoter_2010
Inutile de dire que je partage l'ensemble de ces conclusions et souhaiterai même qu'elles soient plus largement acceptées par nos décideurs.
Jean-Paul Droz
PS: dans mon intervention, j'aborde la question de la lisibilité des sites Internet publics et j'insiste sur le fait que la multiplication de ces sites est frein à leur utilisation car il devient quasi impossible de savoir où chercher. Je suis ravi de voir que l'Etat emboîte le pas à cette idée, mais à quand les collectivités territoriales qui ont mis en ligne des milliers de sites redondants?
http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article.tpl?id=21449
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