Les espaces numériques de travail, ces résaux sociaux au service de la communauté éducative ont le vent en poupe. L'Association des Maires d'Ile-de-France ne vient-elle pas de signer un accord de coopération avec le Ministère de l'Education nationale visant au développement d'un ENT spécifique 1er degré? Je vous invite à prendre connaissance des conclusions d'un récent colloque de la Mission Ecoter qui a fait un point sur les avancées.
Pourrai-je m'en plaindre moi qui milite depuis de nombreuses années sur la nécessaire prise en compte par les politiques de l'e-éducation en général et des espaces numériques de travail en particulier?
Pourtant je suis loin d'être rassuré par les choix réalisés car un vers me semble être dans le fruit, celui de l'idéologie, la question tounant autour du logiciel libre.
L'argument le plus répendu en faveur de l'open souce est celui du coût, un ENT libre est moins cher et donc naturellement la question se se pose plus!! Pourtant il est symptomatique qu'aucune étude ne puisse valider cette thèse et pour cause, elle est fausse. Fausse car la partie logiciel d'un ENT, donc celle qui concerne l'open source, n'est qu'une petite partie du coût global d'un ENT, cette partie ne représente pas plus de 10 à 15%.
Mais c'est la partie immergée de l'iceberg et toutes les passions se concentrent sur ce point. Pour faire le calcul du coût d'un ENT il faut le faire sur 5 ans, amortir les investissements du logiciel sur cette période, ajouter l'intégration, l'herbergement et sa supervision, la formation, les actions d'accompagnement... Et je défie quiconque de montrer qu'une solution open source soit mieux placée sur un aspect financier.
Ce qui m'avait surpris c'est la décision du Conseil régional d'Ile-de-France de lancer un appel d'offre en imposant une solution open source. C'est dommage car cela aurait été très intéressant de pouvoir compararer véritablement les démarches. Combien d'ENT open souce ont sombré dans les limbes de l'oubli?
Mais finalement cela a-t-il de l'importance? Oui car la France a un véritable savoir faire et le marché des ENT est un marché mondial. Or qu'observe-t-on? Une parcellisation des solutions car l'open source permet de construire des solutions que je qualifie de bricolage. Les ENT demandent un investissement en R&D considérable et de ce fait les quelques sociétés françaises capables de rivaliser sur le marché mondial n'ont pas une assise domestique suffisante. Résultat des courses, les ENT d'origine anglo-saxone se répande à l'étranger et c'est une société norvégienne qui vient de racheter un grand éditeur français.
Alors de grâce, lors des appels d'offre, laissez jouer réellement la concurence et que le meilleur gagne.
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