Lors du dernier Forum Interconnectés à Lyon, lieu d'expression des territoires innovants (*), un séminaire traita spécifiquement de l'école numérique comme perpective pour les territoires. Séminaire présidé par Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France, où fut en particulier abordée la question de l'échelon géographique pertinent de l'intervention des collectivités territoriales.
J'ai eu donc l'occasion d'exprimer mon sentiment sur cette question qui, bien que pouvant paraître modeste par rapport à ce qui se passe à Copenhague en ce moment, conditionne en France le déploiement des systèmes numériques adaptés à la pédagogie dans les classes du premier degré et celui des espaces numériques de travail (voir aussi l'opération Ecole numérique rurale ).
Petit rappel: le rôle des mairies dans la sphère éducative n'est pas nouveau puisque c'est la loi dite Guizot (un nîmois) en 1833 qui instaure l'obligation pour chaque commune de plus de 500 habitants d'entretenir une école et un instituteur. Confirmation 150 ans plus tard avec les lois de décentralisation de Gaston Defferre.
Mais voila, nous avons 24 000 communes qui ont au moins une école et il semble bien improbable si nous souhaitons conserver notre égalité républicaine qu'il puisse y avoir 24 000 démarches autonomes!
La question de l'échelon géographique du déploiement des projets e-éducation dans le primaire est donc une vraie question.